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quarta-feira, abril 23, 2008

Aimé Cesaire - O Poeta

« Parfois on me voit d'un grand geste du cerveau,
happer un nuage trop rouge
ou une caresse de pluie, ou un prélude du vent,
ne vous tranquillisez pas outre mesure:
je force la membrane vitelline qui me sépare de moi-même,

Je force les grandes eaux qui me ceinturent le sang

C'est moi, rien que moi qui arrête ma place sur le
dernier train de la derniére vague du dernier raz-de-marée

C'est moi rien que moi
qui prends langue avec la derniére angoisse
C'est moi, oh, rien que moi
qui m'assure au chalumeau
les premiéres goutte de lait virginal!»

In "Cahier d'un retour au pays natal"

1 comentário:

Virgílio Brandão disse...

Mário,
sei que andas pela terra...
Abraço e dê notícias.
Virgílio
http://www.terra-longe.blogspot.com/